[John Wick: Chapter 2] Le clin d’œil du King of New York au King of Rock.

John Wick 2 ou John Wick : Chapitre 2 au Québec (John Wick: Chapter 2) est un film d’action américain réalisé par Chad Stahelski, sorti en 2017. Il s’agit de la suite de John Wick, sorti en 2014.

Le Colt .45, plaqué or avec 7 balles.

Le film est bourré de références aux autres films ou à l’actualité ou histoire de l’Amérique. L’une d’entre elles est sans doute la moins connue est la scène quand John Wick rencontre Bowery King et lui demande de l’aide. Bowery King finit par accepter et lui donne un Colt .45, avec 7 balles. Quand j’ai vu cette scène, je me suis demandé  » pourquoi cette arme et pourquoi seulement 7 balles?  » En fait, tout faisait référence à une histoire intéressante qui s’est passée en 1970.

En 1970, Elvis Presley, le King, le vrai, le plus grand star de la planète, avait comme hobby la collection des badges de police. Il aimait beaucoup les policiers, les détectives. Il était très proche de ces gens. Un jour, il dinait à Hollywood avec un célèbre doubleur de dessins animés. À un moment, un homme lui montre un badge du Bureau fédéral des narcotiques. Elvis lui a dit :

– Mais comment tu l’as eu ??
– C’est le président qui me l’a donné !
– J’en veux un ! a répondu Elvis.
– Laisse tomber, tu pourras jamais l’avoir, c’est impossible…

Aussitôt, Elvis décide de trouver n’importe quel moyen pour obtenir ce badge du Bureau Fédéral des Narcotiques. Il va, avec deux de ses hommes, à Washington et fait porter une lettre au Président des Etats-Unis dont voici un extrait :

Monsieur le Président,

Tout d’abord permettez moi de me présenter. Je suis Elvis Presley, et je vous admire beaucoup. Monsieur le Président, je suis capable et je suis prêt à rendre tous les services que je peux pour aider mon pays grâce aux contacts que j’ai avec les gens de tous âges. Je crois que je pourrais me montrer encore plus utile si vous faisiez de moi un espèce d’agent fédéral. J’ai déjà étudié à fond les abus de la drogue et les techniques de lavage de cerveau des communistes. Et par mon métier, je suis placé là où il faut pour pouvoir faire le plus de bien. On vient de me nommer l’un des dix jeunes américains de l’année prochaine, ça me plairait bien de vous rencontrer pour vous saluer. Alors voilà, je serai à l’Hôtel Washington, chambres 505 – 506 – 507 (sous le nom de Jon Burrows) avec deux garçons qui travaillent avec moi. Je vous envoie un résumé de ma vie pour que vous compreniez ma démarche.

Respectueusement, Elvis Presley.

Joe Esposito, le manageur d’Elvis Presley, raconte la suite de l’histoire

Et puis ils reçoivent un coup de fil : « Le président Nixon veut vous voir ! ». Ils y vont. Elvis rencontre Nixon, et à force d’argument, finit par obtenir ce fameux badge. Quand on rencontrait Elvis, il y avait quelque chose qu’on aimait en lui. Et on aurait fait n’importe quoi pour lui. En bien ou en mal.

Ce 21 novembre 1970, Elvis était satisfait de son opération, et allait pouvoir ajouter ce badge à sa collection. Il offrit en échange à Nixon un Colt .45, plaqué or, datant de la Seconde Guerre Mondiale. Le même colt que Bowery King offre à John Wick dans le film avec 7 balles. Dès le départ, quand Bowery King parle de cadeau et d’échange, il fait référence à cet échange.

[Critique Film] JOKER

Fiche

  • Date de sortie : 31 août 2019 (Italie)
  • Durée du film : 122 minutes .
  • Genre : Thriller psychologique.
  • Avec : Joaquin Phoenix, Robert De Niro, Zazie Beetz, Frances Conroy.
  • Réalisé par : Todd Phillips.

Synopsis

Le film, qui relate une histoire originale inédite sur grand écran, se focalise sur la figure emblématique de l’ennemi juré de Batman. Il brosse le portrait d’Arthur Fleck, un homme sans concession méprisé par la société.

Ce que j’ai aimé dans le film

Le scénario du film: L’origine du Joker, le némésis de Batman. Magistral, sombre, violent, divin. Le réalisateur va réinventer les origines et la naissance de ce personnage culte, qui fascine autant qu’il dérange. Et on peut dire que c’est complètement réussi … Et même si c’est une histoire originale déconnectée de l’univers partagé des bandes dessinées DC, on ne peut pas s’empêcher de les lier.

❤ Les clins d’œil aux légendes.

  • Taxi Driver, La valse du printemps : L’histoire d’Arthur Fleck ressemble un peu à celui de Rupert Pupkin dans « La valse du printemps » , un comédien raté en plein breakdown également. On retrouve aussi plusieurs références à Taxi Driver comme la toute première séquence du film Joker ,ou plus tard quand il suit sa voisine en cachet.
  • Dark Knight de Christopher Nolan : On retrouve dans le film la même station de métro que celle où Rachel a été sauver par Batman. Ou encore le même bâtiment qui servait de palais de justice dans The Dark Kinght Rises devenu une salle de Théâtre dans Joker. Dans le film de Todd Philipps, nous pouvons aussi distinguer un hommage au film de Christopher Nolan, dans la scène de l’hôpital, où le clown est également habillé d’une blouse blanche. Lors d’une danse pour amuser les enfants, le personnage fait tomber un pistolet de sa poche, comme un clin d’œil à la scène très explosive, de The Dark Knight.
  • Charlot de Charlie Chaplin: La notion de clown tragique traverse tout le film.

Le jeu d’acteur de Joaquin Phoenix, Il est juste parfait. J’ai vu le film avec des gens que je connais. À un moment, lls m’ont dit  » Impossible que ce gars soit normal, il doit être vraiment fou.  »

Il est triste, cinglé et théâtral. Mais toujours juste sans jamais surjouer. Au début, quand il ricane, on croit que c’est parce qu’il est triste mais on se rend compte que finalement, il est fou. Et quand il danse, c’est magnifique.

La photographie: Le contraste entre lumière et ombre, la couleur et les plans s’accordent parfaitement à cette ville de Gotham sombre et sale.

Ambiance Sonore: volontairement vintage , dérange par sa musique lancinante , presque macabre.

Conclusion: Un chef d’œuvre ! Joaquin phénix vit complètement le rôle du joker, tout ça avec un scénario, photographie et ambiance sonore parfaite.

[Critique Film] Once Upon a Time… in Hollywood

Fiche

  • Date de sortie : 21 Mai 2019 (Festival de Cannes)
  • Durée du film : 161 minutes.
  • Genre : Comédie dramatique.
  • Avec : Leonardo DiCaprio, Brad Pitt, Margot Robbie
  • Réalisé par : Quentin Tarantino.

SYNOPSIS

Contexte et toile de fond

1969, à Hollywood. Le mouvement hippie est à son apogée et se manifeste massivement contre la guerre du Vietnam, toujours en cours. Richard Nixon est élu nouveau président des États-Unis, succédant à Lyndon B. Johnson, tandis que les émeutes de Stonewall débouchent sur un mouvement de lutte pour la libération des personnes LGBT.

Une année charnière dans l’histoire des États-Unis, également bouleversée par l’avènement du « Nouvel Hollywood », un mouvement cinématographique qui enterre le cinéma classique hollywoodien, dit le « Vieil Hollywood », et s’illustre par la prise de pouvoir des réalisateurs au sein des grands studios américains et la représentation radicale de thèmes jusqu’alors tabous et interdits par le code Hays comme la violence, la sexualité, etc.

Rick Dalton , star déclinante d’une série télévisée de western , et Cliff Booth ,sa doublure de toujours , assistent à la métamorphose artistique d’un Hollywood qu’ils ne reconnaissent plus du tout en essayant de relancer leurs carrières. De plus, en plein été, le 9 août, Hollywood sera à jamais marqué par un fait divers barbare : l’assassinat de l’actrice Sharon Tate enceinte de 8 mois, épouse du cinéaste franco-polonais Roman Polanski et voisine de Rick Dalton, ainsi que de ses amis dans sa villa, par les disciples du gourou Charles Manson.

Ce que j’ai aimé

❤ D’abord, impossible de parler du film sans parler du casting . Leonardo DiCaprio et Brad Pitt ensemble dans un film. On parle de deux des plus talentueux et plus célèbres acteurs de cette génération. C’est quelque chose à laquelle les amoureux du cinéma n’osaient même pas fantasmer avant ce film.

❤ Le film est bourré de référence au cinéma de l’époque. C’est une déclaration d’amour au cinéma.

❤ Contrairement à la plupart des réactions que j’ai lues, j’ai adoré revoir Bruce Lee à l’écran. Pour moi, ce n’est pas grave si le Bruce Lee dépeint dans le film est plutôt un gars comique. Mike Moh imite parfaitement les expressions faciales et les gestes de Bruce Lee.

La photographie est top. Reconstitution minutieuse de l’époque : Fringues, coiffures, voitures, moeurs, décors dans des moindres détails et accessoires : boîtes de conserve, canettes de bières à l’ancienne. Devantures néons de magasin. Bref ça fourmille de détail et c’est très agréable agréable à l’oeil.

❤ La bande sonore est ce que j’ai le plus aimé dans le film. J’ai surtout aimé écouter les émissions radiophoniques de l’époque quand Cliff roule en voiture.( Cliff passe beaucoup de temps dans la voiture.)

Ce que j’ai moins aimé dans le film

  • Le personnage de Leonardo DiCaprio n’évolue pas beaucoup, comme l’histoire du film en général. C’est un peu linéaire. Il y a une heure dans le film où il ne se passe quasiment rien. Il y a une heure de trop.
  • J’en ai un peu marre de voir des flash-back dans les films de Tarantino. D’autant plus que certains flash-back dans celui-là n’étaient pas nécessaires.
  • Enfin, ça me dérange un peu qu’il réécrit l’histoire à propos de Sharon Tate. Ce qui est encore plus dérangeant ici vu qu’il joue beaucoup sur la connaissance du public de l’abominable assassinat de Sharon Tate dans la réalité.

Pour conclure: Once upon a time… in Hollywood est un film assez plaisant mais peut-être un peu trop long (plus de 2H30) et loin d’être le meilleur film signé par son réalisateur.

[Critique Film] SICARIO

Fiche

  • Date de sortie : 19 Mai 2015 (Festival de Cannes 2015)
  • Durée du film : 121 minutes.
  • Genre : Police,Thriller
  • Avec : Emily Blunt, Benicio del Toro, Josh Brolin
  • Réalisé par : Denis Villeneuve.

Synopsis

À la suite d’une intervention qui a tourné à la catastrophe, elle se porte volontaire pour rejoindre l’équipe de Matt. Leur mission : s’attaquer par tous les moyens au chef du cartel de Juarez . Pour cela, ils n’hésitent pas à intervenir de façon clandestine au Mexique accompagnés par Alejandro, un conseiller au passé trouble. Face à la barbarie des cartels et au cœur d’un système opaque, Kate va devoir remettre en cause toutes ses certitudes si elle veut survivre.

Ce que j’ai aimé

Déjà, j’aime bien le thème du cartel au cinéma. Ça fait toujours plaisir de découvrir un peu plus sur cet univers très discret. Pour « Sicario », Taylor Sheridan, le scénariste, met en avant les actions d’un unité de la défense anti-drogue.

J’ai aimé cette tension qui est presque permanent tout au long du film, grâce à une mise en scène bien travaillé et à une excellente atmosphère sonore. On arrive à ressentir le stress des personnages à l’écran. Surtout celle du personnage féminin principale Kate Macer, joué par Emily Blunt. Le film nous tient par les tripes en ne relâchant jamais la pression.

J’ai aussi aimé cet univers un peu tactique-militaire. On voit bien le travail de documentation de l’équipe du film. On peut voir les vraies armes et les équipements utilisés par les unités spéciales de l’armée US. Les scènes d’interventions sont justes. Les actions sont rapides, violentes et efficace, là aussi comme la devise des vraies unités d’interventions. Dans le but de conférer aux costumes des personnages le maximum de crédibilité, la chef costumière Renée April a regardé beaucoup de documentaires et s’est penchée sur d’innombrables photos. Des photos qu’elle « n’aurais jamais dû voir » d’après ses propres mots.

Plaisir coupable

Le film est violent mais c’est peut-être comme ça dans l’univers du cartel. La violence est au cœur du film. Elle est surtout dans l’action mais parfois, elle est plus dans le visuel. Comme par exemple la découverte macabre fait par l’équipe du FBI mener par Kate au début du film.

Le personnage de Del Toro

De tous les personnages du film, Alejandro (Benicio del Toro) est bien sûr le plus captivant. Un ancien procureur colombien qui, suite à l’assassinat de toute sa famille par des cartels, est lui-même devenu un tueur au solde de la CIA dans le but de traquer les trafiquants. Du moins, c’est ce que Kate croit qu’il est. Est-ce que cet homme est mauvais? Je n’en sais rien. Il n’a pas fait de mauvais choix pour en arriver là. Ce sont des circonstances contrôlées par les autres qui l’y ont conduit. Pour des raisons qui lui sont propres, il est maintenant volontaire pour devenir un tueur, la main armée du gouvernement américain. Mais peut-il revenir parmi les gens ordinaires en étant l’homme qu’il est à présent?

L’image du film : elle claque ! Chaque plan est filmé avec des cadres que je trouvais de toute beauté (comme les plans en avion au dessus du désert). Mais surtout, les scènes de nuit sont sans doutes les plus belles que j’ai jamais vues . Le chef opérateur à fait du très bon travail car les plans de nuit dans ce film sont très réalistes, les acteurs ne sont pas éclairés comme en plein jour et ça donne un rendu presque poétique à l’image. Comme un plan ou l’on voit les silhouettes de plusieurs soldats se déplacer devant un soleil couchant. Sans parler de quelques jolies séquences vers la fin du film alternant entre caméra infrarouge et thermique qui renforcent l’immersion.

Le point faible du film

Vraiment difficile de trouver un point négatif… Peut-être le manque de développement de l’histoire du personnage du chef de la pègre.

[Critique Film] Parasite.

Fiche :  

  • Date de sortie : 5 juin 2019 
  • Durée du film : 2h10
  • Genre : Thriller, Drame
  • Avec : Song Kang-Ho, Lee Sun-kyun, Cho Yeo-jeong
  • Réalisé par : Bong Joon Ho

Synopsis : 

Toute la famille de Ki-taek est au chômage, et s’intéresse fortement au train de vie de la richissime famille Park. Un jour, leur fils réussit à se faire recommander pour donner des cours particuliers d’anglais chez les Park. C’est le début d’un engrenage incontrôlable, dont personne ne sortira véritablement indemne…

Critique : 

Présenté en compétition au Festival de Cannes 2019, le thriller « Parasite » a remporté la Palme d’Or, la première pour un film coréen. Il est réalisé par Bong Joon Ho, à qui l’on doit notamment : le film d’aventure « Okja », le thriller « Snowpiercer », le drame « Mother » ou encore le fantastique « The Host » (que je n’ai malheureusement pas apprécié au passage). Qu’en est-il de ce long-métrage ? Est-il vraiment stupéfiant ?

Ne pas spoiler : « Parasite ».

C’est le message du réalisateur afin de préserver le plus possible le mystère autour de son thriller « Parasite » vraiment surprenant. A vrai dire, je ne suis ressorti indemne après avoir vu le film. Côté scénario, il y a trois axes à présenter. Tout d’abord, le film nous livre une histoire cruelle mais ô combien passionnante avec de nombreux rebondissements inattendus. Cette intrigue est d’ailleurs très bien rythmée avec une ambiance singulière et vraiment stressante. En effet, au fur et à mesure que l’histoire avance, l’atmosphère devient de plus en plus sombre, avec une violence percutante. Le dénouement est intense et particulièrement émouvant. Une histoire qui est donc riche en émotions.

D’autre part, le film présente également une touche humoristique très efficace. En effet, elle est utilisée intelligemment dès le début de l’histoire pour amplifier l’absurdité de certaines scènes. Difficile d’en parler sans dévoiler l’histoire… donc je vous laisserai le plaisir d’aller le découvrir au cinéma. Dès la seconde moitié du film, l’humour s’estompe peu à peu mais reste tout de même présent pour quelques passages vraiment cocasses.

Enfin, « Parasite » nous offre également une critique acerbe de la société, une thématique chère au réalisateur Bong Joon Ho comme on a pu le découvrir dans « Snowpiercer ». En effet, la lutte des classes sociales est très bien illustrée au travers des personnages de l’histoire : d’un côté, la famille Gi-taek qui survit dans leur petit appartement et, de l’autre, la famille Park qui vit dans le luxe. Chacune d’entre elles a ses qualités et ses défauts, les personnages sont vraiment bien développés et le contraste entre ces deux familles est vraiment marquant. Le film fait donc preuve d’un réalisme fort (peut-être un peu trop parfois tout particulièrement cette vision négative des classes aisées via le comportement de Madame Park).

Une mise en scène soignée.

La mise en scène de « Parasite » est soignée. L’histoire se déroule majoritairement dans deux lieux : la maison des Gi-taek et celle des Park. Là encore, sur le plan visuel, le contraste social est bien illustré avec, d’un côté, de gros plans pour montrer la misère dans laquelle vit la famille Gi-Taek et, de l’autre, des plans larges pour montrer l’immensité de la maison des Park. Cette demeure est d’ailleurs bien mise en valeur avec de magnifiques plans symétriques et une belle photographie.

D’autre part, le film propose également des scènes visuellement marquantes comme celle du déluge ou encore le dénouement. Un travail remarquable de la part de Bong Joon Ho et de son équipe technique. Enfin, la bande originale est honorable mais étonnamment ne m’a pas autant marqué que celle de ses précédents longs-métrages.

Bien qu’il soit composé d’acteurs peu connus, le casting est tout bonnement excellent. En effet, les acteurs sont vraiment bons et maîtrisent aussi bien le registre dramatiques que comique. Le plus connu d’entre eux, c’est Song Kang-ho, l’acteur fétiche du réalisateur, qui est à nouveau surprenant dans ce thriller.

A ses côtés, la famille Gi-taek est composée d’un jeune duo : Choi Woo-sik et Park So-Dam qui est talentueuse. Enfin, la famille Park est représenté par Lee Sun-kyun et Cho Yeo-jeong.

Pour résumer… « Parasite », nouveau thriller de Bong Joon Ho, est un long-métrage renversant. Le scénario est bluffant avec une touche humoristique maîtrisé, une histoire remplie de rebondissements inattendus et surtout avec une critique sociale marquante. N’oublions pas la mise en scène qui est soignée avec de magnifiques plans et un casting étonnant ! Palme d’or méritée !

REVIEW: AVENGERS ENDGAME.

Après 10 ans et 22 films, le MCU clôture la saga Infinity sur Avengers Endgame. Sortis à un an après Avengers Infinity War, ces deux films de super-héros sont le point culminant de toute la saga, réunissant l’ensemble des super-héros Marvel face à l’ultime menace annoncée depuis 2012, à savoir Thanos. Aujourd’hui, voici la critique beaucoup plus détaillée sur ce que je pense réellement du point culminant du MCU avec Avengers Endgame.

Sur le tournage de Captain America : Le soldat de l’hiver

RÉALISATION : Après Joss Whedon (dont la réalisation sur Avengers 1 était excellente et Age of Ultron plutôt intéressante), Infinity War a été attribué aux frères Russo. Et pour moi, c’est déjà une première belle merde pour le film. Alors oui, je comprends que les gens puissent les “apprécier”. Mais … S’il y a énormément de choses à redire sur Infinity War en terme de réalisation, c’est beaucoup moins le cas pour Endgame. Et à vrai dire, la réalisation de ce film est mieux géré, moins nerveuse ou surcuté. Les scènes sont plus travaillées à ce niveau demandent plus de “calme”. A contrario d’IW, on a un film qui prend plus de temps dans l’exécution des scènes et qui se veut plus simple à ce niveau. Alors certes, les Russo ont toujours un problème de lisibilité dans la réalisation des scènes d’action (cf : Captain America vs Captain America), mais dans l’ensemble, ça passe. Les Russo ont remis à l’ordre les plans séquences qui étaient très chers dans la réalisation de Joss Whedon sur les deux premiers films, mais cela manquent malgré tout de punch et d’énergie. Ils sont un peu plus lambda comparé à ceux de Whedon. Ils manquent de personnalité dedans et d’audace, ce qui fait que ça rend le film plus lambda et beaucoup trop simpliste. Par ailleurs, ils vont pas assez dans l’émotion. Quand on regarde la scène des funérailles de Tony, on dirait plus une célébration de sa vie qu’une scène d’hommage. Ca rend la scène plus intimiste pour les fanboys mais pas dans sa globalité. C’est trop accessible et facile à faire, cela oublie énormément le pathos pour les non initiés à l’univers. Il y a quand même des scènes qui marquent, même plus que sur IW, comme les scènes sur Hawkeye (voire toutes ses scènes sont vraiment appréciables), l’intro de Stark et Nebula dans l’espace, la séquence Girl Power ou le rassemblement de toutes les Avengers rien que pour citer. C’est pas la réalisation du siècle, loin de là même. Mais pour une fois depuis The Winter Soldier, font le taff. Au niveau des effets spéciaux, autant IW qu’Endgame sont réussi. Autant les design sur Thanos et sur son armée que la gestion des fonds vert qui passe aussi. Comparé à quasiment toute la phase 3, ce sont les effets spéciaux les plus réussis, mais le manque d’innovation. Pas grand chose à dire à ce niveau.

SCENARIO : C’est l’un des rares films du MCU depuis la phase 1 qui fonctionne en tant que film. On a pas un film qui se comporte en un énorme filler épisode et c’est pas plus mal. Le fait que le film se comporte comme une fin donne ce sentiment, et c’est pas plus mal. Par ailleurs, à contrario de IW, le film ne s’éparpille pas et n’est pas trop plombé par un surplus d’histoire. On se concentre sur les Avengers et leurs missions et sur Thanos. Le fait de se recentrer sur les six Avengers de départ permet au film de ne pas s’éparpiller sur d’autres personnages. Le film gère beaucoup mieux les moments d’émotions, beaucoup mieux répartis et plus “sincères” comparés à IW. Par ex, la mort de Stark, celle de Black Widow ou encore le passage de flambeau entre Steve et Sam fonctionnent bien sur les personnages et ceci a un impact sur eux. Et cela fonctionne très bien en fin de compte. On sent qu’en tant qu’épisode final, le film se permet un maximum de choses et d’idées. Après, il faut savoir jouer sur le spectateur dessus et à ce niveau, c’est raté pour ma part, car c’était un peu prévisible et forcé sur certains moments. Ca manque énormément de naturel et parait plus forcé qu’autre chose. On a beau être dans une conclusion, les choix dramatiques sont assez simples et pas vraiment preneur. On est très loin d’un niveau de Logan à ce sujet par ex (ou même The Amazing Spider-Man 2 avec la mort de Gwen). Pareil au niveau de l’humour, où il y a des scènes qui sont en surplus et manquent de naturel. Cependant, ça reste mieux gérer comparé à une multitude de films du MCU. Mais bon, sur la forme, Endgame ne déçoit vraiment pas. Il assume mieux son statut de divertissement et fonctionne bien dans une structure de film. Sur ce point là, je suis satisfait et j’ai pas le sentiment de me sentir lésé par le scénario. C’est exactement cela qui m’a pas fait sortir du film (pour une fois que ça arrive avec le MCU).
Cependant, il faut bien parler du fond. Et il y a énormément de choses à dire. Je comprends parfaitement ce que des gens n’aient pas du tout apprécié le film ou qui ont été déçu. Il y a des choses à redire sur pas mal de choix narratifs (par ex : la mort de Black Widow était-elle vraiment nécessaire ? Pourquoi Sam devient le nouveau Captain America alors que ce rôle pouvait largement aller à Bucky ?) mais c’est rien comparé au vrai gros point noir : le film contient BEAUCOUP TROP d’incohérences (juste pour info à certains trucs que j’ai pu voir, si un événement de la saga se déroule d’une différente façon et qu’Endgame ne fonctionne pas dans ce sens, c’est une incohérence quoiqu’il arrive). Autant énumérer les 2 plus évidentes car à la fois, ça manque de crédibilité, de réalisme (le fait que ce soit une adaptation de comics ne justifie pas le manque de réalisme, à bon entendeur) et de logique :
– La théorie de l’effet papillon (sauce MCU) : Dans ce que le film explique, si on enlève une pierre d’une réalité, cela crée un effet papillon et donc une autre timeline. Alors, autant c’est crédible, le souci est que cela ne peut absolument pas concerné que les pierres. C’est même un tout autre problème. Je vais me baser sur deux théories pour étayer mon propos : la loi de Murphy et l’effet papillon. La loi de Murphy précise que ce qui doit arriver va réellement se passer (par ex : tout le monde mourra un jour, tout le monde gagne de l’argent, et j’en passe). Dans le cadre des deux films, on peut prendre en compte le fait que Strange donne la pierre du temps à Thanos et sait exactement le combat doit se terminer. L’effet papillon est une toute autre histoire. Si un moment important est totalement modifié, ce dernier change toute votre réalité. Et ça par contre, le film ne le respecte pas. Par ailleurs, on peut faire le parallélisme entre Endgame et X-Men Days of Future Past. Dans DOFP, beaucoup de personnes trouvent le film incohérent avec toute la saga mais pourtant le film partait du postulat où il fallait créer un effet papillon. Et c’est Tornade qui mettait la problématique en place : soit on continue avec la timeline originale et la race mutante se meurt, soit on modifie totalement un élément important du passé et dans ce cas, on crée un effet papillon qui permet aux mutants de survivre. Dans Endgame, le film modifie un élément qui a son importance et qui aurait dû avoir un impact sur la réalité des Avengers : Loki récupérant le Tesseract. Entre Avengers et IW, Loki n’a plus accès au Tesseract, jusqu’à Ragnarok. Mais ici, il le récupère juste après sa défaite sur les Avengers (dans l’opération commando de Stark et Ant-Man) et disparait. Aussi mineur qu’il soit, cet événement aurait largement impacter toute la timeline originale car change toute la finalité d’Avengers 1 (ils ont certes gagné contre l’armée Chiroti, mais ont aussi perdu vu qu’ils n’ont pas arrêté Loki) et créer quelque chose de nouveau sur celle-ci.
– Le monde quantique et le temps : une énorme fumisterie du film, surtout par rapport à Ant-Man et la Guèpe. Comment peut-on expliquer que dans le film, le temps est relatif alors que dans Ant-Man 2 on nous expliquait tout le contraire en voyant que le personnage de Janet vieillir ? Donc pour Scott, 5 ans dans le monde quantum équivaut 5h… Il y a pas une couille dans l’histoire là ? C’est clairement le souci d’utiliser une théorie qui peut expliquer tout et n’importe quoi. Le problème du monde quantum est qu’il est en général très mal utilisé dans les films. Les théories sont souvent foireuses ou manquent de sens. Certains l’assume car ils n’en restent pas moins intéressants et ne s’attardent pas à faire trop réfléchir. Mais d’autres, en voulant être trop sérieux, peuvent créer plus de contresens qu’autre chose. Ceci était déjà problématique dans les deux Ant-Man (quand dans le 1er, Scott sort du monde quantique grâce au pouvoir de l’amour…). Ici, c’est manque de cohérence à ce qu’Ant-Man essayait de mettre en place. Par ailleurs, juste par cette histoire de relativité dans le temps, Avengers Endgame se descrédite par lui-même.
– Nebula tue Nebula : autre problème dans l’idée d’effet papillon, et là j’ai juste envie de dire : What the Fuck ???? Si tu tues l’ancienne Nebula, tu tues aussi la Nebula du future. Parce que les deux personnages se retrouvent à l’époque annule la chose ? C’est du bullshit cette histoire. Et même, lorsque Nebula retourne en 2014, ça fait qu’elle a automatiquement une connexion avec l’ancienne Nebula ? C’est du grand n’importe quoi.
Ces incohérences, du moins celles qui m’ont le plus marqué, bien que j’en ai fait abstraction lors du visionnage et de mon ressenti même, plombent énormément le film et fait poser la question de comment les scénaristes peuvent se permettre des choses de la sorte. J’avais reproché au MCU de ne pas prendre en compte tout ce qu’il a créé ou même les autres films lorsque ceci est vraiment nécessaire, Endgame confirme une nouvelle fois cette tendance. Ceci est très critiquable. Ajoutez à ceci pas mal de facilités scénaristiques ou des incohérences psychologiques sur certains personnages (comme Thor et sa mère alors qui ne l’évoque jamais depuis Thor 2) ou des choses qu’on développe pas suffisamment et qui tombent comme un cheveu sur la soupe. Endgame déçoit énormément à ce niveau et aurait pu largement mieux faire.

PERSONNAGES
– Thanos : Il reste le personnage principal des deux films et celui qui a le meilleur développement. En terme d’interprétation, Josh Brolin fait très bien le taff et tente de donner un méchant ultime de la même veine qu’un Vador (même s’il en est loin je trouve). Pas énormément de choses à dire sur l’interprétation, si ce n’est qu’il est moins bien développé et plus stéréotypé dans Endgame. Pas grand chose à dire pour le coup.
– Iron Man : Sur Endgame, le pérsonnage d’Iron man est mieux travaillé que dans le précédent Avengers. On sent à la fois l’impact qu’a eu Thanos sur lui et ses peurs, et en quoi cela l’oblige à se mettre en retrait du monde des Avengers et fonder sa famille. Il agit avec plus de responsabilité et comme un vrai leader. J’ai apprécié la scène dans les années 1970 avec son père (et contrairement à Thor avec sa mère, là c’est extrêmement plus logique et plus réfléchi d’avoir cette scène). Sa mort, bien je ne suis pas tellement d’accord avec, était utile et permet surtout de cloturer la boucle sur ce personnage. Au final, je suis aussi très content que ça se termine avec Robert Downey Jr. parce que mon Dieu, qu’est-ce qu’il devenait imbuvable. En vrai, le personnage est devenu énormément trop important, et beaucoup plus qu’il aurait dû l’être. On peut comparer ceci à Wolverine dans la saga X-Men, mais même ici, faut regarder l’importance des deux personnages. Wolverine était surtout important dans le développement de la trilogie originale et ses propres films. Au delà de ça, c’était un personnage plus fait pour le fan service (sauf pour DOFP où le personnage fait le lien entre la trilogie original et la prélogie). Downey Jr. était important dans les films Irom Man, mais beaucoup trop important dans les Avengers alors qu’il n’est pas tellement le leader de l’équipe (rôle plus attribué à Captain America). T’ajoutes à cela qu’on nous l’impose dans tout Captain America 3 (oui, c’est l’adaptation de Civil War mais quand même). On te le fout dans Homecoming pour une relation avec Spider-Man pas si développé en fin de compte (“je fais de toi un super héros et mon successeur, tu te débrouilles après”). Enfin bref, il était grand temps de ne plus le voir à mes yeux. Quant à la mort du personnage, c’était un peu facile. Ca n’a absolument pas le coté émotionnel de “Logan” et je trouve que ça fait énormément forcé en terme d’émotion. J’étais plus content et soulagé de me dire qu’il meurt que triste ou ému. Ca m’a fait plus chaud que froid. Ca montre une nouvelle fois que les émotions, le drame dans le MCU, c’est très limité et trop forcé, comme si t’étais obligé d’avaler cela.
– Captain America : Beaucoup trop mis de coté sur IW à tel point que tu te demandes ce que fout le personnage dans le film. Mais sur Endgame, il gagne énormément en développement et reste en fin de compte le personnage le mieux traité en terme de développement dans tout le MCU. C’est le seul personnage qui évolue film après film. J’aurai préféré que ce soit lui qui se sacrifie à la fin du film mais c’est compréhensible le choix de le faire vieillir. En vrai, ce personnage souffrait énormément de ses promesses manquées à Peggy Carter et, ceci déjà développé dans les précédents films, était très cohérent et réfléchi aussi. Justement, le concernant, pour tous ceux qui considèrent son retour dans le passé comme une putain d’incohérence, c’est tout le contraire en vrai. C’est peut-être le point le mieux travaillé car il vit désormais sa propre vie. Il a sûrement agi dans le secret, à la fois pour ne pas être repéré, et laisser son double évoluer aussi dans le secret. Je trouve que ça lui donne une belle fin. Cependant, je comprend absolument pas le choix de remettre le bouclier à Sam alors qu’il aurait pu très bien l’offrir à Bucky. Certes, ça fait référence aux comics actuelles, mais c’est un peu trop foireux aussi. Concernant Evans, je suis aussi content de le voir partir du MCU aussi, et sûrement arrêter les films de super-héros et/ou adaptations de comics et il pourra enfin se consacrer à des rôles plus exigeants et bcp plus complexes que celui de Captain America. Depuis 2005 et les 4 Fantastiques de Tim Story, il n’a fait presque que des films issus de ces univers (que ce soit Marvel, DC ou autre). Il faut avouer qu’il a joué dans bcp trop de films très stéréotypés et trop faciles pour se faire une carrière. Mais Captain America lui a donné la chance d’être bcp plus exigeant avec lui même. Des films comme Snowpiercer et Mary ont largement plus montré sa palette en tant qu’acteur. Et je lui souhaite bcp plus de rôles dans cette voie que celle des super-héros.
– Black Widow : Après dix ans dans le MCU, je me demande royalement à quoi a servi ce personnage en fin de compte ? Si son sacrifice est louable, ca montre une nouvelle fois que Black Widow est un personnage totalement osef. Elle n’a jamais été vraiment développée dans les précédents films et là, on te la tue comme si c’était LE perso important du film alors que non. En fin de compte, on a passé près de 10 ans avec un personnage avec qui tu n’as aucune accroche ni même d’intérêt. Je connais rien du personnage et en vrai, je m’en fous royalement de savoir ce qui s’est passé dans sa vie. Et ajoutez à cela qu’elle aura ENFIN son film solo, mais après Endgame, autant dire que c’est nul à chier. Certes, je connais pas ce qu’il va se passer dans le film mais franchement, je m’en fiche tellement vu que le personnage a été très mal développé et trop peu intéressante à regarder (si ce n’est dans The Winter Soldier). Bref, pour moi, Black Widow était déjà un personnage de trop dans la saga et ça va encore continuer ainsi. Le besoin de son film n’est là que pour satisfaire les fans mais franchement, on va pas se mentir, il n’y a aucune utilité à développer ou à connaitre ce personnage. Son prochain film ne sert absolument à rien si ce n’est qu’à rameuter les fanboys pour des raisons mercantiles, ni plus ni moins.
– Hulk : Sur Endgame, ils ne forment qu’une entité (les muscles de Hulk et le cerveau de Banner). Et puis ? C’est tout. Tu te poses à aucun moment la question de comment ils en sont arrivés à là. Ils l’expliquent peut-être dans le film mais un personnage tel que Hulk, sur le plan psychologique, il y a 1000 choses à faire. Et ils ne l’ont pas faite. Au final, cela complète la “trilogie” sur le personnage voulu depuis Ragnarok, et autant que Marvel Studios a totalement chié sur ce personnage. Et ça me déçoit totalement car Avengers 1 et 2 avaient donné de bonnes idées sur le personnages et pouvaient aller bien plus loins. C’est du gachis à ce niveau.
– Thor : Sur IW, il est assez futile. Le personnage est surtout osef car on s’intéresse à lui que pour le Stormbreaker. Au delà de ça, le mec vient de perdre son peuple et son frère sous ses yeux, mais on le limite à quelques blagues mal venus. Cependant, à ma grande surprise, c’est le personnage le mieux développé sur Endgame. Car ici, on s’intéresse réellement à son traumatisme à ce sujet. Alors certes, on ne le respecte avec son ventre à bière, Fortnite, et cie., mais imaginez juste la chose : vous subissez un drame de la même façon que lui, comment allez-vous vous comporter ? Ce qui est sûr, c’est que la déprime vous guettera quoiqu’on en dise. C’est très intelligent le parti pris à son niveau car il y a un véritable impact psychologique et ça se ressent. Après, cela permet à Chris Hemsworth d’être dans sa zone de confort, encore une fois, mais les scénaristes apportent un peu plus de développement au personnage. Et à vrai dire, comparé à tous les films où il était présent (y compris sa trilogie), c’est celui où il est le plus pris au sérieux. Cela dit, tout n’est pas bon en terme de développement, en particulier pourquoi miser tout sur la mère de Thor et pas sur Loki ou Odin ? A vrai dire, ça tombe comme un cheveux dans la soupe et qu’on est obligé d’avaler parce que ça sort un peu de nul part. Et même, je rappelle que le mec a perdu son frère, qu’il a vu Thanos le tuer sous ses yeux. J’aurai largement préféré un dialogue avec lui ou les Odin, que sa mère.
– Captain Marvel : ou je devrai dire Captain Osef. Son utilité dans tout Endgame est très limitée et trop peu importante. Elle n’apporte pas grand chose et reste toujours antipathique tout comme dans son film. Et je pense que cela vient largement du jeu de Brie Larson que des scénaristes/réalisateurs. Certains disent que c’est un problème d’écriture et qu’il n’y a qu’à voir sa filmo. Mais justement, dans sa filmo, elle a joué un bonne partie de sa carrière des personnages antipathiques. Je vais pas parler de Room, mais surtout de Don Jon, Scott Pilgrim, Spectacular Now ou encore King Kong. Je dis pas qu’elle était mauvaise dans ces films, mais elle donne pas nécessairement envie d’aimer ses personnages (sauf peut-être son dernier film sur Netflix, qu’elle a réalisé par ailleurs). Et franchement, ça n’aide pas du tout. Alors certes, le personnage était important pour détruire le vaisseau de Thanos, mais au delà de ça ? Nada, que dalle. Bref, utilité zéro quand même.
– Hawkeye : C’est marrant, mais Hawkeye a toujours été un personnage que j’apprécie dans le MCU, peut-être à cause du capital sympathie que j’ai pour Jeremy Renner. Mais au delà de ça, je le trouve extrêmement bien développé dans les films Avengers, même mieux que qu’Iron Man ou Captain America. Tout simplement parce que c’est le seul humain parmi ce monde de gros héros et il y a toujours eu une façon de se lier à lui. Sur ce film, on parle surtout du sentiment lorsqu’on perd ses proches. Le personnage de Hawkeye est le plus terre à terre. On comprend qu’il souffre de l’absence de sa famille et, n’ayant pas la capacité de se confronter à Thanos, il se venge sur ceux qui méritaient de mourir, en particulier les criminels. En vrai, Hawkeye me fait énormément pensé à Logan dans le second film Wolverine. Quelqu’un de meurtri et qui préfère faire face à ses démons. Et c’était compréhensible si lui se sacrifiait au lieu de Natasha (l’inverse aussi). Mais on a moins perdu de temps avec lui. Et je pense sérieusement qu’il méritait d’avoir son propre film, bien plus que Black Widow en vrai. Au lieu de ça, il aura sa série…
– Gamora : J’ai énormément aimé le développement du personnage dans Infinity War et, à mes yeux, c’est le personnage le plus important du film après Thanos. On comprends surtout mieux les origines du personnage et les liens qu’elle possède avec Thanos, pourquoi elle le craint et le déteste en même temps. Elle était déjà bien traité dans les deux Gardiens de la Galaxie, et Avengers ne déroge pas à la règle la concernant. Sur Endgame par contre, elle est moins bien traité et moins intéressante. Du fait que sa version de 2014 était déjà connue et on savait à quoi s’attendre. Pas de réelle surprise ici.
– Rocket : J’ai vraiment apprécié son apport dans le film car il se limite moins à un running gag ou quoique ce soit d’autres. En vrai, il apporte surtout une écoute et une aide amicale à Thor, il sert énormément à son développement. Et si c’était lui le vraie chef des Gardiens de la Galaxie en fin de compte ?
– Ant-Man : ULTRA-OSEF CE MEC QUAND MÊME ! Le personnage est intéressant car c’est lui qui apporte l’idée de voyage dans le temps (tout en offrant une putain d’incohérence pour le MCU, mais bon, je sais que beaucoup ne vont pas tenir rigueur de cela hein ?). Après, j’ai assez apprécié le voir complètement sur ce qui s’est passé avec Thanos et la scène de retrouvaille avec sa vie était très agréable. Mais bon dans l’ensemble, il reste le rigolo de service lourd et chiant dans le MCU et j’ai pas grand chose de plus à dire le concernant, que ce soit positif ou négatif. En vrai, c’est un personnage qui m’est complètement indifférent. Au bout de 4 films, j’espérais vraiment apprendre à connaitre ce personnage tellement il m’intriguait. Au final, j’ai perdu beaucoup de temps vu que le personnage ne raconte rien d’intéressant. Désolé de dire cela comme ça, mais c’est un personnage nul à chier quand même.
– Nebula : J’ai vraiment apprécié aussi car tu sens clairement une vraie évolution du personnage entre GOTG1 et Endgame. On est passé de la peste qui détesté sa soeur et qui fait tout pour impressionner Thanos (par peur de lui) à la fille qui s’est assagie et qui a de réelles affections pour les personnes qui l’entourent, en particulier Gamora et Stark. C’est l’un des personnage ou on remarque énormément plus l’impact émotionnelle vu qu’elle arrive à s’ouvrir film après film. Le fait qu’elle soit confrontée à son alter ego permet aussi de montrer l’évolution du personnage, et montrer à la fois une Nébula effrayée et terrorisée par Thanos et celle qui est prête à tout pour sauver les gens qu’elle affecte. Et sur la scène des funérailles de Stark, c’est bien le seul personnage qui m’a fait de la peine avec ses larmes.
– Dr Strange : C’est le troisième personnage le plus important de IW, car c’est lui connait le déroulé d’Endgame. Et puis c’est tout. Il y a rien à dire à son sujet en vrai. J’espère juste qu’il aura beaucoup plus de développement à l’avenir, en tant qu’Avengers, car il est très intéressant en réalité.
– Peter Parker : Alors, je n’aime toujours pas cette version du personnage, mais je le trouve “mieux” géré dans les films Avengers que dans Homecoming. Déjà, une meilleure réalisation à son niveau (merci les Russo d’utiliser) et on comprend ses ambitions en tant qu’Avengers. Après, il y a des défauts d’écritures (trop de facilité à son niveau) et même de réalisations (tisser sa toile et se balancer dans le vide, non mais franchement, vous vous êtes crus dans les jeux vidéos sortis sur PlayStation 1 ou quoi ? Soyez cohérent un minimum quand même). Vu les BA de Far From Home, je vois quand même pas mal de problème scénaristique et de développement qui risquent d’être vraiment gênant lors de la sortie du film. Je les développerai le moment venu mais ça annonce pas forcément du bon.
– Black Panther, Star Lord et la clique des GOTG, Bucky et Falcon, Wanda et Vision : pas tellement de choses à dire ici tellement ils étaient secondaires, surtout Black Panther, Bucky et Falcon. Pour Star Lord, il a des scènes intéressantes quand cela concerne Gamora, mais au delà de ça, Chris Pratt fait du Chris Pratt. J’ai apprécié aussi le développement sur Wanda et Vision, mais c’était trop futile pour faire quoique ce soit de plus profond (et me dire que cela sera développé dans la série sur Disney+ m’enchante pas plus).

MUSIQUE
Moi qui croyait que le retour d’Alan Silvestri sur Avengers allait apporter quelque chose de bien, que nenni. Autant sur Infinity War qu’Endgame, c’est un travail beaucoup simpliste et suffisant. J’en ressors rien de vraiment iconique, c’est juste les mêmes types de composition à ce niveau. Bref, à l’image du MCU sur ce point précis.

Avengers Endgame est bien pour boucler la boucle. Le film se permet d’être plus simple, autant dans la réalisation que dans le scénario. Le film est beaucoup moins chargé en information, en personnages et se concentre sur les membres fondateur des Avengers. Les Russo ont largement plus pensé ce dernier volet comme un film et une conclusion à tout un arc. Endgame est beaucoup moins haché que l’était IW et beaucoup plus réfléchi dans sa forme. Les événements arrivent là où ils doivent être et rien ne surplombent l’intrigue centrale. Sur la forme, Avengers Endgame me satisfait énormément et j’arrive à le prendre plus comme un film au lieu un énième filer épisode que le MCU à l’habitude de pondre. Le film est une bonne satisfaction en terme de conclusion pour pas mal de personnages et se permet de jouer avec les émotions, malgré que cela tombe à plat et paraît beaucoup trop forcé sur quelques moments clé. Sur la forme, il n’y a rien à redire sur Endgame. Cependant, le fond est énormément critiquable et montre un film trop incohérent, à la fois sur quelques théories sérieuses ou réelles et sur ce que le MCU a créé depuis son départ. Par ailleurs, les facilités scénaristiques sont nombreuses et ne permettent pas d’apprécier le film pleinement. Endgame déçoit énormément à ce niveau et donne l’impression d’une écriture un peu bâclée.

LA REVANCHE DES SÉRIES DU PETIT ÉCRAN.

Longtemps snobé par les téléspectateurs, souffrant d’une mauvaise réputation parfois méritée, les séries télé ont mis du temps conquérir le public.

Si on appelait ça série des petits écrans, ce n’était pas seulement à cause de la différence de taille d’affichage d’image entre l’écran de télé et la salle de ciné mais aussi parce qu’il y a où il y avait de grandes différences entre le cinéma et les séries. Différence technique par rapport au réalisation, différence budgétaire. Les acteurs de cinéma étaient considérés comme des acteurs confirmés, adoubés par ces paires comme faisant partie des meilleurs dans leur domaine alors que ceux des séries étaient plutôt des débutants à l’écran.

Désormais, tout a changé. Les séries occupent une place prépondérante dans le temps d’écran des spectateurs, ayant gagné en qualité et en visibilité. L’offre n’a jamais été aussi importante, par conséquent le spectateur n’a jamais été aussi exigeant. Entre les chaînes historiques, AMC,  Netflix, Hulu, Amazon Prime, et l’annoncé Apple TV+, les networks proposant des séries se livrent à une concurrence sans répit, forçant aussi cette augmentation de qualité des séries qui réduit le fossé les séparant du 7ème art. Signe que le petit écran se rapproche du grand : Cannes a désormais une antichambre, une version « séries » quelques mois avant la cérémonie pour le cinéma. Voyons ce qui a changé.

D’abord le format, les showrunners arrivent à brouiller les pistes avec des formats bien différents de ce qui se faisaient avant. Des séries changent d’intrigue ou et aussi de casting à chaque saison ou à chaque épisode, faisant de chacune d’elle une sorte de long film. Fini les séries où il faut avoir vu les 8 saisons précédentes pour comprendre ce qu’il se passe, plus difficiles à suivre qu’un cours de droit administratif. Désormais, vous êtes libres de regarder une saison si celle-ci vous plaît, ou bien de l’ignorer avec dédain. L’exemple le plus célèbre et sans doute un des premiers initiateurs dans le genre,c’est Ryan Murphy avec la série American Horror Story.

La concurrence force les producteurs à augmenter la qualité et se fournir plus de moyen pour pouvoir proposer le meilleur résultat possible. Les budgets des séries ont explosé depuis une dizaine d’années. Pour l’ultime saison de Game Of Thrones, HBO a alloué aux producteurs pour le tournage de chaque épisode de cette ultime saison 15 millions de dollars. Soit 90 millions pour 6 épisodes. Ou encore la série The Crown qui retrace l’histoire de la reine Elizabeth, avec 20 millions de dollars par épisode. En comparaison, le film « John Wick 3 » sortie cette semaine a un budget de 55 millions de dollars.

En ce qui concerne les acteurs, on voit maintenant beaucoup d’acteurs/actrices du grand écran faire des séries.Comme George Clooney dans Catch 22 en ce moment disponible sur Hulu. Kevin Spacey dans House of Card. Julia Roberts dans Homecoming . Ou encore Meryl Streep, la recordwoman de nomination aux Oscars, qui a à son actif pas moins de 10 séries maintenant.

Les séries offrent aussi désormais de véritables tremplins à leurs acteurs qui deviennent de véritables stars, dans d’autres séries parfois mais aussi et surtout au cinéma. Les séries lancent désormais autant de carrières que les films le font. La prestation d’Elisabeth Moss dans The Handmaid’s Tale, acclamée de toutes parts, lui a ouvert les portes du cinéma d’auteur mais pas que, puisqu’elle a joué dans The Square, la Palme d’Or 2017, mais aussi dans le nouveau film de Jordan Peele, Us. Kit Harrington, star de Game Of Thrones, tient actuellement le rôle principal du nouveau film de Xavier Dolan. Quant à Lady Gaga, nommée cette à l’Oscar de la meilleure actrice, elle n’avait auparavant joué que dans la série American Horror Story, un premier vrai rôle qui lui avait déjà valu un Golden Globe.

Mais au delà des acteurs, désormais de nombreux showrunners passent avec succès au cinéma, parfois sur des productions prestigieuses. L’exemple type est sans aucun doute Cary Fukunaga, auteur de l’excellente saison 1 de True Detective et de la très remarquée Maniac, désormais propulsé à la réalisation du prochain James Bond qui a vu avant lui défiler de grands cinéastes tels que Sam Mendes. Les showrunners peuvent donc aujourd’hui s’exporter très facilement vers le cinéma. Donc les séries attirent désormais de très beaux noms du cinéma, mais fournissent aussi de nouveaux talents au 7ème art, qui sait mettre en lumière les révélations sérielles.

Conclusion : le petit écran n’est aujourd’hui plus si petit que ça. L’offre en séries est aujourd’hui quasi aussi importante que celle en film, le contenu est désormais très varié et parfois de très haute qualité, à tel point que pour certains programmes, il devient difficile de tracer la frontière entre cinéma et série. Ce qui est certain en revanche, c’est que les séries n’ont plus rien à envier au cinéma, ni en terme de public, ni en terme de qualité.

Même si Avengers Endgame dépasse Avatar au box-office , un nouveau record ne serait pas comparable .

Explication:

L’inflation est déjà à prendre en considération. Entre 2009 et 2019, le prix d’un ticket de cinéma a augmenté de 20 % aux Etats-Unis. Ainsi, Avatar aurait récolté environ 150 millions de dollars supplémentaires sur ses 750 remportés domestiquement, le rapprochant de la barre des trois milliards de dollars de recettes.

De plus, le nombre d’écrans compte également, car il joue sur la capacité des cinémas à proposer des séances, et donc à attirer des spectateurs potentiels. Sur le sol américain, Avatar a eu droit à 3 460 salles, là où Endgame trône à 4 660.

Mais la différence la plus notable est à chercher du côté de la Chine. Le film de James Cameron a récolté en Empire du Milieu 204 millions de dollars, loin des 460 empochés par Engame . Cet écart conséquent dépend en réalité d’un simple facteur : en une dizaine d’années, le nombre de salles de cinéma en Chine est passé de 5 000 à… 60 000 ! Avatar est donc parvenu à réaliser près de la moitié des résultats d’Avengers, avec un parc d’écrans 12 fois inférieur.

Enfin, il est de bon ton de rappeler qu’Avatar demeure une anomalie du système, une œuvre technologique qui a su parler au monde entier, sans reposer sur une franchise pré-existante.

Si Avengers : Endgame est un rouleau-compresseur incontestable, il reflète surtout la victoire d’une mécanique autosuffisante, qui a trouvé son équilibre en une petite décennie, pour tout dévaster sur son passage et imposer sa loi. Reste à savoir si les suites d’Avatar sauront concurrencer ces blockbusters .

Quand la fiction rejoint la réalité: Les fois où les téléspectateurs ont confondu les acteurs avec leurs rôles.

Il arrive parfois que certains téléspectateurs ne font pas la différence entre fiction et réalité.

  • INSPECTEUR ICE T.
Jimmy Fallon, Ice T, Coco (la femme d’Ice T) et leur fille.

Le 16 mars dernier, Ice T a été invité dans le célèbre émission The Tonight Show de Jimmy Fallon. Lors de son passage, l’acteur du série New York Police Judiciaire a raconté qu’il a eu des échanges assez virulentes avec quelqu’un sur les réseaux sociaux et que cette personne le prenait pour un vrai policier. il raconte qu’a la fin l’autre personne lui a dit  » T’es qu’un flic. »

  • DOMINIC PURCELL, LE PRISONNIER EN CAVALE.

Peu de temps après la diffusion des premiers épisodes de Prison Break, l’acteur Dominic Purcell a été pris pour un véritable prisonnier enfuit par une passante. L’acteur raconte cette anecdote aux micros du site américain TVGuide: « Je faisais Prison Break, et j’étais à la pharmacie quand une dame est entrée et a appelé la police en me voyant, affirme l’acteur. Elle pensait que je m’étais réellement échappé de prison ». Il explique ensuite que les policiers « se sont bien marrés » en arrivant sur les lieux et en voyant qu’il ne s’agissait que de Dominic Purcell et non un criminel en fuite.

  • QUAND UNE TOURISTE FRANÇAISE PREND RICHARD GERE POUR UN CLOCHARD ET LUI OFFRE SA PIZZA

En 2014, Karine Valnais Gombeau, une Parisienne de 42 ans se trouvait près de la gare de Grand Central à Manhattan, quand elle a vu l’homme, un bonnet enfoncé sur les oreilles, faire les poubelles, a rapporté le quotidien New York Post. Elle sortait d’une pizzeria avec son mari et leur fils de 15 ans, et lui a donné ce qui restait de leur pizza pantagruélique. Richard Gere, 64 ans, n’a pas cillé, lui demandant ce qu’il y avait dans le sac qu’elle lui tendait. J’ai essayé de lui dire en anglais, mais c’est sorti à moitié en français. Je lui ai dit ‘je suis désolée, but the pizza is cold' » (mais la pizza est froide) », a-t-elle raconté au quotidien. « Il m’a répondu ‘Merci beaucoup, que Dieu vous bénisse' ». La jeune femme est repartie sans savoir à qui elle avait donné sa pizza, ignorant qu’il s’agissait du tournage d’un nouveau film avec Richard Gere « Time out of Mind ». Elle ne l’a découvert que deux jours plus tard, quand le New York Post a publié sa photo.

« C’était magique, incroyable que quelque chose comme ça puisse arriver », a-t-elle déclaré. « Je pense qu’il est très beau, même à son âge », a-t-elle ajouté.

  •  » IL A CRU QUE J’ÉTAIS BRUCE WAYNE « 
Donald Trump, l’actuel président des États-Unis et l’acteur Christian Bale.

La dernière anecdote et surement le plus populaire est celle de Christian Bale qui raconte sa rencontre avec Donald Trump. A cette époque Donald Trump n’était pas encore président des Etats-Unis. L’histoire remonte à 2011 alors que Christian Bale participait au tournage de The Dark Knight Rises. Comme l’explique l’acteur, c’était la première fois qu’il rencontrait Trump. Le tournage se déroulait dans la Trump Tower. Lorsque le milliardaire américain a vu le comédien en costume/cravate, Bale avoue que le futur homme à la tête de la plus grande puissance du monde l’a confondu avec Bruce Wayne :  On filmait Batman dans la Trump Tower, et il m’a dit : ‘Venez dans mon bureau’. Je pense qu’il a cru que j’étais Bruce Wayne parce que j’étais habillé comme Bruce Wayne.

Face à cette situation quelque peu cocasse, Christian Bale s’en est amusé. Il s’est prêté au jeu, pensant que Donald Trump n’était pas aussi idiot que ça pour le prendre pour le fameux justicier milliardaire : Il m’a parlé comme si j’étais Bruce Wayne, et j’ai joué le jeu. C’était plutôt divertissant. Je n’avais aucune idée à ce moment qu’il se présenterait à la présidentielle.

Une rencontre qui a certainement marqué l’actuel président des USA car on se souvient que lors de son investiture, Donald Trum avait prononcé la même phrase que Bane dans The Dark Knight Rises.

Le Château Ambulant: Un chef d’œuvre. De la poésie, de la magie, mélangées avec beaucoup de passion.

Le Château Ambulant de Hayao Miazaki. Sortie en 2004.

Le Château Ambulant est un film d’animation japonais réalisé par Hayao Miazaki, adapté de l’oeuvre originale de Diana Wynne Jones.

Synopsis:
Sophie, une orpheline de 18 ans, travaille dur dans la boutique de chapelier que lui a laissée son père. Un jour, en ville, elle croise Hauru, un magicien très séduisant mais faible de caractère. Une sorcière, se méprenant sur leurs sentiments, change Sophie en une vieille femme de 90 ans. Désespérée, Sophie erre dans la campagne quand elle aperçoit un étrange château qui se déplace sur d’immenses pattes.

Les œuvres de Miazaki sont reconnaissable par le côté fantaisie, magique et poétique de l’histoire. Malgré tout, impossible d’être accablé par la lassitude, ou de ne pas être surpris par ses films. Comme il était possible de le faire de Nausicaä de la vallée du vent vers Princesse Mononoké , il est tentant de percevoir un héritage entre Le Château dans le ciel et Le Château Ambulant.

Toutefois, malgré deux titres très proches et des similitudes indiscutables en termes de recherche visuelle, cet héritage n’est ni évident ni totalement fondé, bien que perceptible par moments. Car Le Château Ambulant suit la trame générale de la filmographie de Miyazaki, avec les évolutions que cette dernière a connues au fil des films. On retrouve ces architectures et ces ambiances très XIXe siècle, mélangées à des technologies plus modernes et à la présence de mages et de sorcières tout droits sortis d’un conte fantastique. On constate, avec Le Château Ambulant, une nouvelle volonté de Miyazaki de s’aventurer au carrefour des imaginaires, tout en alimentant son film de l’onirisme de plus en plus présent dans ses œuvres précédentes.

Si le fil de l’intrigue nous semble relativement clair au début, et si les éléments et les enjeux sont clairement exposés, Miyazaki s’amuse, ensuite, à gommer les frontières entre l’imaginaire et la réalité, et à estomper les repères temporels. L’héroïne vieillit, puis rajeunit, puis vieillit à nouveau… La logique temporelle s’efface et nous livre à nous mêmes dans cette rêverie spectaculaire et émouvante. Étonnamment, aussi étrange et déconcertant puisse être le déroulé de l’intrigue, nous sommes happés et captivés par ce conte mené tambour battant, d’une grande poésie, venant une nouvelle fois dénoncer la guerre, montrer sa brutalité et sa futilité face à l’immortalité de l’amour. Miyazaki invoque une nouvelle fois son imaginaire et ses « totems » (ici Calcifer et l’épouvantail) pour donner de la substance et de la beauté à son histoire.

L’intrigue du Château Ambulant est aussi décousue que limpide. Toute notion de temps nous échappe, donnant libre cours au film pour nous embarquer dans une superbe histoire sur l’amour, le temps et la guerre. Un film enchanteur, qui arrive à condenser le meilleur du cinéma de Miyazaki, un véritable voyage pour le spectateur, une nouvelle fois accompagné des magnifiques mélodies de Joe Hisaishi, et de Youmi Kimura. Après ce petit cycle dédié à Miyazaki, c’est probablement son film qui m’a le plus touché et impressionné, avec Princesse Mononoké.